The Overland -Track

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Vue général depuis le point Culminant le Mont Ossa

Qu’est-ce que l’Overland Track ?

J’en parle maintenant depuis quelques temps, et pour certains cela ne doit pas évoquer grand chose. Pour résumer rapidement : l’Overland Track est une randonnée d’une demie-douzaine de jours dans les montagnes, à travers forêts, plaines, au bord de rivières et lacs, citée régulièrement parmi les 10 plus belles marches au monde au même titre que :

  • Milford Track (Nouvelle-Zélande)
  • Macchu Picchu (Pérou)
  • El Torres del Plaine (Chili),
  • ou encore le Mont-Blanc (France)

Une randonnée reconnue

L’Overland track, est la randonnée australienne par excellence, et elle se situe en Tasmanie, état-île située à 300 km au sud de Melbourne, au coeur du parc national de Craddle Mountain. L’entrée se fait obligatoirement par le nord et la sortie 65 km plus au sud au niveau du Lac St-Clair. En comptant les chemins annexes, la marche peut faire entre 65 et 80 km sur 4 à 7 jours. Des huttes sont parsemées tous les 7 à 10 km de marche mais elles ne sont pas réservables, mieux vaut apporter une tente en cas de grosse affluence. Car l’Overland Track est connu et reconnu, 8000 marcheurs l’arpentent chaque année. Si vous comptez en faire partie, sachez que le droit d’entrée est autour de $200 par personne et qu’il est préférable de s’y prendre à l’avance.

Overland Track Map

En ce qui me concerne, je suis donc parti en van de Sydney pour Melbourne avec mon pote Julien, de là un avion nous attend pour décoller direction Launceston au Nord de l’ile de Tasmanie. Ce voyage est prévu depuis un moment maintenant, on est tout excités, on vient de passer une semaine magnifique à bord de mon van après avoir fait toute la côté, passant de plages en plages, de petites villes en petites villes, de parcs nationaux en parcs nationaux. Cette deuxième semaine à deux est différente donc. Une sorte de défi physique, de challenge psychologique, au sein d’une nature qu’on a tendance à oublier dans la société dans laquelle on vit actuellement. Retour aux sources donc: marcher la journée, dormir sur le sol, vivre avec la lumière et respecter la nourriture et l’environnement qui nous entourent.

Moi et Julien, à 8:30am lors du trajet en bus de Launceston à Craddle Mountain. 2h30 en passant par Devonport sur la côté Nord. La barbe a déja bien poussée la première semaine !

Moi et Julien, à 8:30am lors du trajet en bus de Launceston à Craddle Mountain. 2h30 en passant par Devonport sur la côté Nord. La barbe a déja bien poussée la première semaine !

Arrêt incontournable à Launceston : 2ème ville de Tasmanie avec 70.000 habitants, 3ème ville d’Australie la pluie ancienne après Sydney et Hobart (en Tasmanie également).

Un peu d’histoire …

Les croisières sont arrivées par le sud en Australie, la Tasmanie fut rapidement découverte. Launceston est à 2h30 de bus de Craddle Mountain, notre entrée pour le track. Trajet que l’on fait le lendemain après un arrêt rapide dans un backpack de la ville. Temps précieux qui nous a permis de faire un check total du matériel et l’achat des provisions pour 7 jours. L’arrivée se fait sous la pluie. On nous avait prévenu, la Tasmanie est très humide, il pleut 5 jours sur 7 tout au long de l’année. Le mois de janvier est censé, avec le mois de février, être le plus sec de l’année. Launceston nous a paru un peu triste entre les briques rouges et le temps couvert, même si on a pas vu grand chose. Le temps des questions est terminé: Il est temps de savoir quoi acheter pour 1 semaine de trip dans les montagnes et trouver un compromis entre goût, légèreté, facilité de transport, prix et conservation. On décide de prendre des noodles, de la semoule, des boites de thon, 12 barres céréales et un paquet de noix de cajou énorme comme on en vend en Australie qui nous servira dans les moments difficiles.

”Check-In, Check-Out”, activité qui consiste à tout déballer et à vérifier objet pas objet s’il est bien à la bonne place. Activité également de survie, car un "check-in food" nous permet de planifier les repas et donc de gérer correctement la nourriture qu’il nous reste.

Le check-in se fait dans la chambre, on partage le poids et la nourriture (au cas où l’un de nous deux se perd …). Julien fait parler son expérience de baroudeur et me montre quelques tuyaux pour le packtage du sac. On se rendra rapidement compte, au fur et à mesure de la marche, à quel point le matériel est une des données primordiales à traiter pour une marche de plusieurs jours. En ce qui nous concerne on part avec nos bons vieux sacs à dos qui ont fait une partie de l’Europe ensemble. On prend également nos chaussures Quechua (comment reconnaitre un français avant même qu’il ouvre la bouche !) qui datent de 2006, un duvet (confort à 15°), un mini tapis de sol gonflable pour Julien, un tapis de yoga pour moi, une tente familiale 3 places de 5 kg taillée pour une journée ou deux dans un camping à 20km du domicile, trois shorts et 5 t-shirts. On est pas vraiment équipés comme des pros mais on a un peu de “gueule”. Le tout fait autour de 16-17 kg, avec les 2 gourdes d‘1 litre par sac. On est pas inquiet en ce qui concerne l’eau car elle est censée être potable à chaque hutte.

Le check-in (en arrivant) et check-out (en partant) à chaque nouvel endroit feront parti de notre routine durant ces 7 jours. Toujours savoir ce qui nous reste, la nourriture se fera rare. Julien est d’ailleurs un bien meilleur gestionnaire que moi. Je pense que si je l’avais fait tout seul, je n’aurai rien eu à manger au bout de 4 jours…

Au niveau photo, je prends mon 7D avec un objectif Canon 15-85mm, f4-5,5, + filtre polarisant + batterie chargée + carte 32go, poids cumulé estimé: 1,3 kg, avec pour seule protection anti-pluie: un sachet plastique.

Craddle Mountain (900m) – Waterfall Valley (1000m) – 9km – 3h

Le 1er jour est censé être le plus difficile: la montée directe du Craddle Mountain. On passe de 900m à 1300m d’altitude en 4h de marche. Contrairement à Macchu Picchu, ici on ne monte pas très haut. L’Overland Track, sans les circuits secondaires, n’est pas vraiment difficile, beaucoup de plat et de descentes et à deux trois reprises des montées assez sévères mais sans réelles difficultés. On attaque donc la marche par, normalement, le plus dur. On s’était échauffés au Wilsons Promontory Parc dans le Victoria deux jours plus tôt, en faisant une marche de deux heures aller-retour au sommet du Parc, avec nos backpacks… les gens n’ont pas dû comprendre pourquoi on portait des sacs énormes pour 2h de marches … Ce test fût tout de même concluant.

Visibilité nulle dès la première journée. Belle intro !

Des conditions climatiques difficiles

Les conditions climatiques sont comme redoutées pas terribles. Clément, un français croisé au Visitor Centre, abandonne et repart sur Hobart, cela fait 4 jours qu’il marche dans le cirque, sous la pluie, les chaussettes et chaussures trempées. Il nous conseille de garder nos shorts, apparemment les chemins se sont transformés en torrent. Les premières heures sur l’Overland Track sont sans visibilité, on ne voit pas à 30 mètres devant soi. Les chemins sont par contre extrêmement bien entretenus, avec certaines parties entièrement en bois. Pas de side-walk pour cette journée, elle n’aurai servie à rien, on ne voit pas bien loin.

Julien aura acheté son K-Way au dernier moment, au visitor Centre, achat conseillé.

L’arrivée : un hutte de belle envergure

L’arrivée à la hutte a lieue 3-4h plus tard, toujours sous la pluie. Nous sommes étonnés de trouver une hutte de belle envergure équipée de deux tables et de dortoirs en bois pour y mettre son tapis de sol. L’endroit à le mérite d’être sec et chaleureux. On est une vingtaine à s’être lancés sur l’Overland Track aujourd’hui. On vivra avec la majorité d’entre eux pendant toute la semaine, les autres feront des stops différents, à des rythmes différents.

Ambiance plutôt paisible au sein des huttes, les gens sont respectueux. Vivre en communauté à 20 impose de vivre à un rythme commun. On se couche en général tous entre 20h et 21, à la tombé de la nuit, et se réveille entre 7h et 8h (dans les grands jours)

On trouve des français, des australiens de Melbourne, Camberra, Tasmanie, un couple d’italiens extrêmement mal équipé (on leur donne pas 2 jours). L’âge va de 11 à 60ans et le poids de 50 à 100kg, une randonnée ouverte à tout le monde donc !

(photographe: Julien) Difficile de trouver sa position sur du bois. Mon tapis de sol était trop fin ... définitivement pas un bon choix. Le prochain treck se fera sur quelque chose de plus confortable, quitte à ce que ça prenne de la place: le sommeil est primordial. Les 4-5h par nuit n’étaient parfois pas suffisantes ...

Waterfall Valley Hut (1000m) – Windermere Hut (950m) – 8km – 2h30

Le second jour ressemble beaucoup au premier: temps pluvieux, visibilité zéro. On voit tout de même pas mal de changements au niveau de la végétation, passant de la plaine ventée à une forêt d’eucalyptus ou autres cétacés (je ne suis pas très bon dans la descriptions des paysages…). Effectivement certains tracks sont complètements trempés, on a l’impression de marcher directement dans des torrents parfois assez puissants. Deux chutes au compteur en ce qui me concerne. On rencontre également le faune locale, peuplée de wombats, wallabies, possums et autres oiseaux dont des corbeaux mangeurs de barres chocolat.

Ils (les corbeaux) foncent tête baissée pour vous chopper votre barre pendant que vous la mangez !
dixit Phil, notre pote australien.

Le peu de sommeil, les chutes et le temps commence déja à toucher mon moral par fraction de secondes. « Qu’est-ce que je fais là ? »

Rencontre fortuite entre Julien et un wallabie (une sorte de petit kangourou). On en croise assez régulièrement le long du chemin, ils sont plutôt peureux !

Un de nos trois plats: les noodles. Pratique, léger et rapide à faire. Pas vraiment copieux. Petit conseil: ajouter deux trois noix de cajou pour donner un peu de goût et faire une petite surprise en fin de bol !

La partie foret-montagne est fascinante, on se croirait dans un film d’épouvante.

Windermere Hut (950m) – New Pelion Hut (900m) – 17km – 4h

Vue de Craddle Mountain depuis la hutte de New Pelion. Très agréable, au soleil sur la plateforme.

Comme prévu, le temps change. Les “forecasts” (prévisions météos) des rangers sont bons. Les premiers rayons du soleil apparaissent à la fin de notre marche matinale pour laisser place à ciel bleu arrivés à la magnifique hutte de New Pelion, plus grande (36 couchages), plus récente, mieux agencée et surtout idéalement située avec une magnifique vue sur le Craddle Mountain et autres monts dont je ne me souviens plus le nom. Le beau temps arrive et ne nous quittera plus du séjour au National Park. Il est temps d’étendre les vêtements et les chaussures au soleil pour qu’ils sèchent et de profiter du soleil, entre relaxation sur la plate forme du hutte et baignade dans une rivière glaciale à 20 minutes de marches. Le moral est au plus haut, on a vu, on a vaincu, on est venu pour cela et on est servi !

New Pelion Hut (900m) par New Pelion Gap (1300m) et le Mont Ossa (1617m) (side-walk) à Kia Ora Hut (800m) – 9km + Mont Ossa – 8h

Nouvelle journée de beau temps pour cette fabuleuse marche parallèle du Mont Ossa, sommet du National Park à 1600m (pas très haut donc). Le temps est parfait pour y faire un tour et contempler toute la chaine de montagnes aux alentours. Sûrement la journée la plus difficile et la plus longue de notre parcours. On se rend vite compte que nous n’avons pas réellement pris assez de nourriture. On commence à partager les barres de céréales en deux. Petit déjeuné assez limité: café + moitié de barre. La montée du Mont Ossa est bien plus ardue que le reste. A l’approche du sommet on est obligés de s’aider des bras pour crapahuter sur les rochers, heureusement sans les sacs que l’on a laissés au Pelion Gap (Le col du Pelion). Le manque d’énergie est flagrant, les 4h de sommeil quotidien et la demie barre de céréale du matin ne nous aident pas. Première fois depuis le début que l’on ressent l’un et l’autre un réel manque de tonus. Dans ce cas là, la marche devient automatique, sans pensées particulières.

La dure montée, sous le soleil, du point culminant, le mont Ossa.

La descente du Mont Ossa, le même chemin qu'à l'aller.

 

 

 

Cela ne nous empêche pas d’arriver en haut pour admirer la vallée. Réel plaisir que de parvenir au sommet après quelques difficultés et de jouir du paysage à 360° (voir pano en haut de l’article). On ressent comme une mini fierté de l’avoir fait, alors que beaucoup l’on zappé pour causes de pépins physique ou difficultés. Le retour au hutte se fera à base d’eau de la rivière, nous n’avions plus d’eau du tout. Le nuit à Kia Ora se fera, pour la première fois dans la tente, la hutte n’étant pas exceptionnelle et les conditions météos paraissant excellentes. Les duvets étaient un peu légers, la nuit fut longue et assez fraiche … sous la pluie et le vent !

Il suffisait de se retourner pendant la montée pour voir ce genre de paysage.

Kia Ora Hut (800m) – D’Alton Falls/ Harnett Falls (side walk) – Windy Ridge Hut (800m) – 9km – 3h

Dernière journée avec dénivelé (passage par “Du Cane Gap” à 1100m) sur l’Overland Track. Les jours suivants seront soit en descente soit sur du plat (ou faux-plat). Le départ se fait tardivement vers 9h, sachant que la marche sera plutôt courte, on prend notre temps. La nourriture est toujours aussi rare et peu variée. On alterne nos noodles, semoule-thon et soupes en tout genre. Les noix de cajou se font rares et les barres énergétiques sont terminées. Plus beaucoup de café au compteur non plus. On comprend alors la valeur de chaque aliment (on l’a souvent répétée cette phase) ! Les ventres grondent le soir au couché !

Le temps est gris, un crachin nous est servi durant toute la marche. Cela ne nous empêche pas de faire la side-track de la journée (qui ne dure qu’1h aller retour) et d’aller voir les fameuses cascades “D’alton Falls” et “Harnett Falls”. Ne manquez ni l’une ni l’autre si vous êtes amenés à faire l’Overland Track. Je trouve d’ailleurs la première encore plus impressionnante que Harnett Falls. La plupart du trajet se fera en forêt, avec en alternance des passages dans des plaines moins protégées.

La hutte de “Windy Ridge” est la plus récente puisqu’elle date de 2008. Elle a coutée la bagatelle d’1 million de dollars. Très bien pensée, avec trois dortoirs d’une dizaine de places, elle fait figure de meilleure hutte au niveau confort, notamment la salle restauration avec le feu de cheminée. La vue est également très belle.

“D’alton Falls” première cascade sur le trajet

“Harnet Falls”

Pause photo pendant le chemin !

Windy Ridge Hut (800m) – Narcissus Hut (750m) – 10km – 3h

Descente de 50 mètres sur 3 heures. Programme plutôt léger pour cette journée. Mais encore une fois les paysages sont encore différents, ce qui fait que chaque journée est unique. La petite touche de fun et d’originalité de ce parcours se situe au 3/4 du parcours, il s’agit d’un petit pont suspendu qui permet aux promeneurs de traverser Narcissus River sans se mouiller. Narcissus Hut est à l’entrée du lac St-Clair, point d’arriver de l’Overland Track. Un ferry peut éventuellement prendre le promeneur qui souhaite terminer son track ici et le ramener en 20 minutes (le temps de traverser le lac rapidement) au Visitor Center. Pour les autres comme nous, il s’agit de l’avant dernière journée. La journée suivante est une promenade le long du lac de 5h pour rejoindre le Visitor Centre. Beaucoup de ceux qui ont voyagés avec nous décident de prendre le ferry, c’est donc notre dernières soirée tous ensemble. On campe tous au bord du lac, les tentes sont inhabituellement très proches les unes des autres. L’ambiance est bonne, même on se rend compte que c’est la fin. Une pointe de tristesse commence déja à fleurir à l’idée de ne plus voyager avec eux, notamment Phil et John (ou Johno), deux australiens d’une quarantaine d’années avec qui le feeling s’est très bien passé ainsi que Stephen et sa copine originaire du Canada. Stephen qui d’ailleurs marche tous les jours de 10 à 20km, avec deux jours par semaine un sac de 50kg pour garder la forme (exercice de l’armée australienne dans laquelle il travaille).

On peut rarement se perdre sur le trajet, c'est souvent clairement délimité !

(Photographe Julien) La touche ludique du parcours: le pont suspendu.

Nous voyant galérer la vieille, ce charmant couple nous a donné de quoi faire un nouveau repas: des pâtes, ainsi qu’un bol de muesli à chacun pour le petit déjeuner. Un nouveau goût très appréciable. Phil et Johno partent en ferry et nous offrent généreusement leurs plats restants du riz et de la viande. La pensée d’un énorme burger à Hobart s’atténue, même si elle est resté dans le creux de notre tête pendant toute la deuxième partie du séjour. Merci encore à eux pour cette générosité. Une grande partie du groupe me demande l’adresse de mon blog pour y voir les photos. Je pense que la taille du 7D est impressionnante  … Il me faut encore traduire tous mes articles en anglais.

Moment de détente et contemplation au lac St-Clair. Paisible !

Une partie du groupe. Moment tous ensemble avant la séparation le lendemain matin.

Narcissus Hut (750m) – Echo Point (750m) – Visitor Centre (750m) – 20km – 5h

Dernière journée de l’Overland Track ! Mélange de joie de terminer, de retrouver un peu de civilisation, de prendre une douche, de manger un gros burger et de dormir sur un matelas, et de tristesse de quitter tout ça. On serre la main de Phil et Johno et on part sans se retourner. Il est temps de faire ces 5 dernières heures de marches. Ma hanches et mes talons me font mal. Il me faut, depuis deux jours, une petite heure pour chauffer le tout à chaque marche pour moins sentir la douleur (qui n’est pas non plus atroce, mais génante). Cette marche longe plus ou moins le lac en passant par une forêt presque tropicale tellement elle est verte et riche. Les arbres peuvent facilement monter à plus de 20 mètres. Ce fut une très belle ballade qui vaut la peine d’être faite. Si vous ne faites pas ce trajet, vous ne finissez pas l’Overland track, voilà ce que dit le Visitor Centre ! Je vous le conseille absolument, tant la végétation est encore différente.

Végétation encore différente pour la fin. Partie du chemin à ne pas manquer.

L’arrivée se fait attendre, à chaque fin de virage j’espère voir le Visitor Center qui arrive trop tardivement à mon goût, mais tout à une fin et après 80km dans les montagnes nous voilà arrivés, une taille en moins, au Visitor Center. Notre premier geste fut d’acheter un coca et des petits beurres (le tout à $10) pour nous administrer un peu de sucres et un goût qu’on avait tendance à oublier ! Le camping, quant à lui continue puisqu’il nous faut attendre le lendemain matin pour le bus vers Hobart (capitale de Tasmanie). La bonne nuit de sommeil attendra. La vue sur le lac est encore une fois magnifique et extrêmement paisible.

Le lendemain notre bus nous amena à Hobart, au backpacker “The Frog”, plutôt sympathique, avec une bonne ambiance et tout le confort. Le steak tant attendu a eu lieu, merci Julien pour ce repas que j’ai encore en bouche tellement c’était délicieux et copieux.Hobart a l’air d’être une ville assez sympathique, qui bouge culturellement. Nous sommes arrivées au dernier jour d’un festival de musique qui a lieu une bonne partie du mois de janvier. Très bonne expérience donc.

Enorme Big-UP à Julien, qui a été tout simplement extra. Toujours de bonne humeur pendant ces deux semaines entre Sydney et Hobart. J’ai rarement vu ça ! On s’est parfaitement entendu. Il a toujours été un moteur vers l’avant, malgré mes phases d’humeur le matin. Compagnon de trip parfait !

Chacun son rythme pour l’Overland Track, on a choisi de le faire en 7 jours, en faisant une partie des circuits annexes. Certains le font en 5 jours, on peut facilement éviter certaines huttes si on souhaite avancer. Les 2-3 heures de marches entre certaines huttes sont faisables facilement par deux en une journée. D’autres le font en 3 jours, par 20km en courant, à base de 3 barres de muesli par jour (je pense à Tom, australien de Sydney, croisé à l’avant-dernière hutte qui enchainait les parcs nationaux en courant). D’autres encore le font en 7h et 25 min, record de traversée. On aurait pu être plus rapide, mais ce n’était pas notre but. Le couple d’italiens, malgré un équipement très précaire, un duvet pour deux, peu de rechange, pas de vêtements anti-pluie et pas de nourriture chaude, a réussi à faire la marche. Ils ont accélérés les jours de beaux temps pour faire le parcours en 5 jours. On a pu voir leur nom au check-out final, mauvaise langue que nous sommes …

Enorme expérience, une des plus grandes aventure de ma vie, qui donne envie de faire d’autres trecks comme Milford Track, Macchu Picchu ou pourquoi pas une partie de l’Everest. Avec un équipement un peu plus poussé, une plus grande variété d’idées pour la nourriture, plus de barres énergétiques mais avec le même pote et pourquoi pas d’autres (Yann …). J’aurai aimé terminer par une photo de l’énorme morceau de viande avalé à Hobart, je n’avais malheureusement plus de batterie.

As far as a nubuc(k) can go !

Article rédigé à 80km au sud de Melbourne, dans le Victoria.

9 Commentaires pour “The Overland -Track”

  1. NUBUCK Yann Le 23 janvier 2011 à 22:23

    13:15, reveillé depuis peu et tout rouillé apres le foot d’hier, j’ouvre l’ordi et je sais que quelque chose « m’attend » sur un certain blog. Quelque chose que j’ai hate de lire, de voir, de vivre un peu avec vous : « As far as nubuck can Go ». Bravo les mecs, c’est tout simplement une aventure de folie: Physique, Humaine, Un retour a l’essentiel en quelque sorte.

    Romano, Merci pour ce résumé parfaitement maitrisé, les petites notes journalières ont du aidés? On sent ton envie de tout connaitre, de tout connecter, de vivre chaque moment intensemment et de les garder bien graver pour toi ..et pour les autres!

    Peps, même si je n’ai pu te lire, ce ne m’étonne aucunement de lire  » le meilleur compagnon de voyage! ». Tu es taillé pour l’aventure et l’entraide. Une grosse qualité qui me donne envie d’aller plus loin avec toi que les Europa tour!

    Enfin, Soyons clair, Avec toi, Romano, avec Peps ou bien tout les trois, Je suis bouillant pour n’importe quelle aventure de ce genre. A present que vous etes rodés, je viendrai apporter ma touche de Nubuckerie et de polyo. Je note que vous etes encore tombés sur un « papa-maman »…ils sont partout et heureusement.

    Encore Bravo d’avoir entrepris et concretiser cette belle aventure. Trop de fois on parle, on imagine, on desire, on reve sans jamais passer à l’action. encore Une fois Romano tu vas de l’avant, et ca c’est remarquable (je vais chialer). J’imagine que ce trip existe parceque Peps existe aussi. (Ca y est je chiale!).

    Keep Going My friends.
    Keep Moving.
    Keep Living.
    Keep Loving.
    Keep Sharing.

  2. fred laroche Le 24 janvier 2011 à 03:32

    Bonjour mon cher Romain..

    Un petit proverbe chinois :
    « Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter ».

    C’est superbe,magnifique et plus encore…
    Bravo
    Les filles et Laurence te disent Bonjour
    A bientôt
    FRED

  3. yann Le 24 janvier 2011 à 05:44

    Beau récit, belles photos, tout ce qu’il faut pour nous emmener avec toi là-bas.
    Cela donne envie de quitter son métro, boulot, dodo si exténuant et de parcourir ces sentiers :)

  4. pat boil Le 24 janvier 2011 à 06:20

    Mon Romain,
    Ton récit est magnifique, passionnant, touchant, on sent une passion pour la nature et des relations humaines très fortes.
    Tu me disais avant ton départ, que l’un des buts de ce voyage serait les rencontres, les échanges. Tu t’enrichis de tout cela et je trouve que c’est fabuleux, en fait, ça m’émeut beaucoup de voir que tu absorbes tant de choses de ton aventure.

    Continue ton chemin, prends soin de toi surtout, tu nous manques mais on est heureux de ton bonheur
    mille bisous
    Mum

  5. clément Le 24 janvier 2011 à 20:58

    YEEEEAAAAAHHH !!!

  6. clément Le 24 janvier 2011 à 21:10

    Glad you did it dude !

    So what’s next ??

  7. Bidou Le 25 janvier 2011 à 04:43

    Encore une fois : un grand merci Romain pour ce récit!

    Tu me fais rêver avec ton périple et je suis très contente de voir que tu t’éclates et que tu vas au bout de toi même.

    Prends soin de toi et vit tout à fond!
    je t’embrasse
    Anne

  8. Jean-Jacques Le 26 janvier 2011 à 17:40

    Haloa
    J’ai vu la photo de deux smilés, ensemble pour un trip d’aventure extreme.
    Encore de belles images, merci
    Zou Zou
    Jean-Jacques et Martine

  9. Boilerhum Le 30 janvier 2011 à 12:01

    Merci à tous pour vos commentaires. Ca fait toujours plaisir de voir que vous lisez mes périples en Australie !
    Je suis de retour sur Melbourne, je squatte dans le quartier sud de St-Kilda, près de la plage. Il fait très chaud aujourd’hui (autour de 40°). Je pars demain pour la Yarra Valley dans les terres (50km), où je compte chercher du boulot dans le frut picking !

    See Ya everyone !

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